Ca faisait longtemps ! Je suis toujours là, mais j'avoue que les films de ces dernières semaines ne m'ont pas laissés un souvenir impérissable.
Par contre, cette semaine, j'ai vu
Passe Passe de Tonie Marshall, avec Nathalie Baye et Edouard Baer en couple vedette.
Darry (E. Baer), s'arrête au bord d'une route après avoir vu un sac laissé seul. Il se trouve que ledit sac est rempli de billets de banque. Apparait Irène (Nathalie Baye), qui va l'embaucher bien malgré lui comme chauffeur. Il s'avère qu'elle est en cavale, ayant trempé dans une sale affaire avec un ministre français (Guy Marchand) et des Coréens...
Le duo marche à merveille, le film , malgré quelques longueurs, tient du début à la fin, grâce à de bons dialogues. La réalisatrice n'hésite pas à passer d'une scène drôle à une plus touchante (les scènes à la maison de repos avec la mère de Darry, où il rencontre une jeune fille atteinte du syndrome de La Tourette).
Les comédiens sont excellents, ils apportent une belle énergie, et la complicité entre Baye et Baer est évidente. Nathalie Baye joue une snobinarde complètement hystérique, et Edouard Baer campe un magicien au chômage très drôle et touchant. Un couple d'acteurs, en somme, très subtil.
A voir en cas de jours tristes.
J'ai vu hier soir
27 robes, avec la nouvelle chouchoute du cinéma américain (apparemment) Catherine Heigl. Film réalisé par Anne Fletcher (je ne la connaissais pas), avec, donc, miss Grey's Anatomy, Edward Burns et James Marsden, entre autre.
J'ai été extrêmement déçu par ce film qui est un mauvais remix de
Pretty woman et
Le mariage de mon meilleur ami, ou encore
Quatre mariages et un enterrement.
Il est évident que ce genre de film comporte des codes (le personnage féminin principal, la bonne copine, etc...), mais tomber dans la caricature extrême fait que le film ne peut tenir la route.
D'autant plus lorsque la réalisation est plan plan, les dialogues pas drôles, les situations prévisibles 1h avant.
Pourtant assez bonne cliente de ce genre de film (oui j'avoue), là, j'ai du sourire 3-4 fois, rire une fois, et encore, le-dit rire n'était pas très franc, mais je me disais : il faut que tu ris au moins une fois !
Jane (C. Heigl) aime depuis sa plus tendre enfance les mariages. Son hobbies, devenue adulte, est donc naturellement d'organiser le mariage de ses copines.
Elle est bien sûr follement, éperdument amoureuse de son patron (E. Burns). Mais malheureusement pour notre héroïne, ce sentiment n'est pas réciproque, car ce bourreau des coeurs tombe amoureux de Tess, soeur de miss Fan-Mariage.
Mais l'histoire ne serait pas autant comédie-romantique-comme-les-anglophones-savent-les-faire s'il n'y avait pas un petit emmerdeur, Kevin de son prénom (J. Marsden), pour rendre la vie de Jane impossible. (Mais mon Dieu, va-t-elle tomber amoureuse de lui? Va-t-elle oublier son patron? Mais tout cela est insoutenable !!!)
Cela aurait été soutenable si le scénario avait été bien écrit, si les dialogues avaient été drôles, sans pour autant renouveler le genre, mais au moins faire une histoire bien ficelée (ici, les coutures sont faites trop grossièrement).
Catherine Heigl, que j'aime bien par ailleurs, fait ce qu'elle peut, mais la réalisatrice lui a fait faire du Julia Roberts... sauf qu'elle n'est pas Julia Roberts. Je pense que la comédienne a assez de personnalité et de talent pour lui faire faire autre chose, et d'aussi bien. La faire sourire jusqu'aux oreilles toutes les deux secondes, rire à gorge déployée, comme son aînée, ce n'est tout simplement pas possible. De plus, elle n'est pas aidée par son personnage, nunuche au grand coeur, trop gentille pour se faire respecter.
Le personnage du patron de Jane, interprété par Edward Burns, est complètement invisible et inintéressant. D'ailleurs, je ne me souviens même plus de son prénom.
J'ose espérer que cette transparence n'est pas la cause de l'acteur lui-même.
James Marsden est peut être celui qui s'en tire le mieux, avec la comédienne Judy Green, qui interprète la bonne copine-bonne conscience.
Mais il y a tellement peu de choses à sauver du naufrage dans ce film, que finalement, je n'aurais qu'une chose à dire : passer vite votre chemin.
Peut-être que les spectatrices de 14-16 ans y trouveront leur compte.
Pas moi.
Ouais, à bien y regarder, c'est pas folichon tout ça.
Heureusement, le printemps est là! En espérant que le soleil soit là un peu plus d'une fois par semaine.